La
mobilisation partenariale
en faveur de l’assiduité des élèves
soumis à l’obligation scolaire 2004-2005
Document élaboré par le groupe national de suivi des mesures
en faveur de l’assiduité des élèves Ce groupe est composé par les instances
suivantes : Cnaf, défenseur des enfants, fasild, fcpe, peep,
unaf, unapel, agriculture, éducation, famille, intérieur,
justice, ville.
L’ensemble
des textes relatifs à la mise en
place du dispositif gouvernemental en faveur
de l’assiduité des élèves
soumis à l’obligation scolaire est
désormais paru :
-
La loi n° 2004-1 du 2 janvier 2004
relative à l’accueil et à la
protection de l’enfance portant abrogation
du dispositif de suppression ou de suspension
des prestations familiales (journal officiel
du 3 janvier 2004)
- Le décret d’application n° 2004-6008 du 23 juin 2004 abrogeant
les dispositions du code de la sécurité sociale relatives
aux services des prestations familiales en cas de manquements à l’obligation
scolaire (journal officiel du 26 juin 2004)
- La directive interministérielle du 1er octobre 2003 (journal
officiel du 18 octobre 2003)
- Le décret n° 2004-162 du 19 février 2004 relatif
au contrôle de la fréquentation et de l’assiduité scolaire
et sanctions pénales (journal officiel du 20 février
2004)
- Circulaire n° 2004-054 du 23 mars 2004 relative au contrôle
et à la promotion de l’assiduité des élèves
soumis à l’obligation scolaire du ministère de l’éducation
nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (BOEN
n ° 14 du 1er avril 2004)
Cet ensemble
est complété par une pénalisation
plus importante du travail illégal
lorsqu’il concerne un jeune soumis à l’obligation
scolaire.
Ce dispositif
vise à repérer et traiter
au plus vite, grâce à une
relation étroite entre les familles
et l’école, les situations pour
prévenir des dégradations
de l’assiduité préjudiciables à la
scolarité. Il se met à présent
en place dans les départements.
Pour
convaincre, pour informer, mais aussi pour
déterminer les meilleures façons
de toucher les familles, le partenariat
est fondamental. La commission départementale
de suivi de l’assiduité que le préfet
de département met en place est
sur ce point essentielle.
Cette
commission
-
est composée de la façon
suivante : « Outre les représentants
de l’inspection académique,
de la direction régionale de
l’agriculture et de la forêt
et du conseil général,
cette commission pourra être
composée du procureur de la
République, du médiateur
académique de l’éducation
nationale, de la direction départementale
de l’action sanitaire et sociale, de
la direction départementale
de la protection judiciaire de la jeunesse,
des services de police et de gendarmerie,
du fonds d’action et de soutien à l’intégration
et à la lutte contre les discriminations,
d’élus locaux et notamment de
maires, de la mutualité sociale
agricole, de la ou des caisses d’allocations
familiales, de l’union départementale
des associations familiales, des fédérations
et associations de parents d’élèves,
du représentant du défenseur
des enfants… » (directive interministérielle
du 1er octobre 2003) afin de permettre
une analyse partagée
- recense et examine les dispositifs existants en matière de
soutien à l’assiduité des élèves et les
différents acteurs
- établit un diagnostic partagé sur la situation spécifique
du département (importance du phénomène, localisation
du phénomène, pics d’absences à telle ou telle
période de la semaine ou de l’année par exemple)
- mobilise les acteurs les plus susceptibles d’efficacité notamment
pour sensibiliser les familles à l’intérêt de la
régularité et de l’assiduité pour les études
de leurs enfants
- participe à l’élaboration d’un module de soutien à la
responsabilité parentale et en confie la mise en œuvre à un
ou plusieurs acteurs locaux particulièrement impliqués
dans le soutien à la parentalité
- dresse un plan d’actions partenariales de prévention
- suit l’ensemble des actions partenariales, les régule et en évalue
l’efficacité.
Rappel
du dispositif :
Les établissements
scolaires demeurent le premier lieu de
traitement des absences. Ils ont le souci
d’établir avec les familles une
relation de confiance et de dialogue pour
favoriser l’assiduité. Ils proposent
en cas de difficultés des solutions
pédagogiques et éducatives
et mobilisent, outre les personnels de
direction et les conseillers principaux
d’éducation, tous les personnels,
notamment les personnels enseignants, sociaux
et de santé.
Si le dialogue ne s’établit pas, s’il est inefficace, si les solutions
proposées n’aboutissent pas à rétablir l’assiduité de
l’enfant dans l’établissement scolaire, la situation est soumise à l’inspecteur
d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation
nationale. Il peut proposer aux familles des mesures pédagogiques,
de changement d’orientation, de changement d’établissement…
Parce
que les familles dont les enfants s’absentent
de l’école se sentent souvent démunies
face à ce phénomène,
un module de soutien à la responsabilité parentale
peut leur être proposé par
l’inspecteur d’académie. Ce module,
contrairement à d’autres qui sont
prévus dans d’autres cadres, est
facultatif. Il vise à renforcer
la confiance des parents dans leurs compétences.
La question
des absences des élèves est
complexe. Difficulté scolaire, situation
particulière de souffrance scolaire,
situation personnelle, familiale, difficile.
Devant ce phénomène, le dispositif
cherche à favoriser tout ce qui
peut promouvoir l’assiduité et,
au premier chef, l’information des familles
sur l’importance pour la scolarité d’une
présence régulière à l’école,
un contact prompt avec elles en cas d’absence
de leur enfant et le soutien lorsque c’est
nécessaire (module de soutien à la
responsabilité parentale). Lorsque,
en dépit des différentes
mesures, l’inspecteur d’académie
fait avec l’établissement le constat
que l’assiduité n’est pas rétablie,
il communique le dossier au procureur.
Le nouveau dispositif prévoit une
amende maximale de 750 euros.
Si, à l’analyse,
la situation au regard de l’assiduité des élèves
ne paraît pas appeler de mobilisation
particulière, le département
doit toutefois veiller à ce que
le soutien aux familles qui en ont besoin
soit assuré dans le cadre des
dispositifs existants, en particulier
des REAAP.