Compte
rendu de la réunion du comité national
de pilotage des REAAP
du 10 novembre 2004
Le comité de
pilotage s’est retrouvé à 15h
après
qu’un comité de pilotage
restreint se soit réuni pour la première
fois.
L’ordre
du jour était :
Mise
en place d’un comité de pilotage national
restreint, avec les têtes de réseaux
impliquées dans le pilotage, le copilotage
et l’animation des réseaux départementaux.
Présentation des membres et du programme
de ce comité.
Point
sur la mise en place des Point Info Famille,
suite à la circulaire du 30 juillet 2004.
Etude
de l’admission d’un nouveau membre dans le comité de
pilotage national : l’UNCCAS, compte tenu de
l’implication de l’UNCCAS dans le dispositif
des PIF et des actions de soutien à la
parentalité.
Questions
diverses.
M. de LEGGE accueille les
participants et ouvre la séance.
Le
comité de pilotage restreint
Celui ci s’est
réuni pour la première fois avant
cette rencontre de 14h à 15h.
Il réunit les représentants des têtes de réseaux
qui assurent le pilotage, le copilotage et/ou l’animation des REAAP départementaux.
C’est à dire : la CNAF, l’UNAF, la Fédération nationale
des centres sociaux et socioculturels, la MSA, le CNIDFF, l’ACEPP.
Cette première rencontre a permis de délimiter le champ d’intervention
du comité restreint.
Il s’agit d’ouvrir
un chantier pour revisiter les missions du comité de
pilotage national des REAAP, autour de trois
points :
- l’articulation des dispositifs dans le champ du soutien à la parentalité,
- la veille sur les questions liées à la parentalité
- la hiérarchie des priorités du comité de pilotage national
des Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP).
Mme GILMAS-ADEL,
représentante de l’UNIOPSS, demande comment
se fera l’articulation avec le comité de
pilotage national.
Le Délégué intervient sur le sujet : lorsque l’idée
a germé et que la question lui a été posée il s’est
demandé si un comité de plus était bien nécessaire.
Deux idées l’ont guidé pour répondre à la question
ainsi posée.
Tout d’abord sur le terrain, il existe des têtes de réseaux qui
sont en situation de pilotage et de têtes de réseaux, alors il
est bon qu’elles puissent débattre entre elles de ce qu’elles connaissent
du terrain.
Par ailleurs il est frappé de voir l’évolution du discours sur
les REAAP. Pendant un temps on disait « les REAAP, à quoi ça
sert ? » Puis aujourd’hui on a le sentiment que les REAAP « sont
mis à toutes les sauces, alors il faut veiller au goût ».
Il se félicite de voir que les REAAP sont reconnus. Il faut dire que
les REAAP participent clairement de la responsabilisation des familles et de
la cohésion sociale. Mais on ne peut pas demander aux REAAP de faire
des interventions pour lesquelles ils n’ont pas été conçus.
Il ne faut pas perdre de vue les objectifs initiaux.
Le comité de pilotage restreint n’est pas une strate supplémentaire
décisionnelle, c’est un lieu où prendre l’avis des têtes
de réseaux, où réfléchir sur la question des REAAP.
La question doit être ouverte et on peut en débattre.
Mme BOUVET,
représentante de l’Education nationale,
demande pourquoi l’Education nationale n’est
pas dans ce comité restreint, de nombreuses
actions sont menées par des Inspections,
dans les départements.
Le Délégué répond que ce n’est pas une volonté de
l’écarter, il faut en débattre avec l’Education nationale.
Les
Point Info Famille
Michèle
LE GAUYER-ROSSI fait un point sur le dispositif
Point Info Famille, alimenté par de nombreuses
questions. La date du 15/11/2004 est la date
limite pour les paiements des subventions en
2004. Le dispositif se poursuit en 2005, avec
de nouvelles labellisations. Les départements
devront remonter à la DIF une fiche d’identité pour
chaque structure labellisée, un bilan
des labellisations au titre de 2004 sera fait à partir
de ces renseignements. Les structures ont reçu
une subvention au titre de leur labellisation.
M. COLOMBANI,
de la fédération nationale des
centres sociaux et socioculturels demande comment
les financements ont été attribués.
Il a eu des remontées, dans le réseau
des centres sociaux, de différences assez
sensibles de la dotation pour chaque structure.
Mme DENECHEAU,
pour la MSA, demande s’il y aura un bilan intermédiaire
du dispositif, et ce qu’il en est du partenariat
dans les départements autour de la mise
en place des PIF.
Mme OSMAN, pour
la FNARS, interroge pour connaître le profil
des familles qui viennent dans les PIF. Sur la
question de la proximité elle souhaite
savoir comment elle s’organise dans les départements
où la population est dispersée.
Laure NELIAZ
répond sur les financements au nom de
la DGAS.
Il était prévu dans la circulaire de déléguer 17
000 € à chaque département. Toutefois, compte tenu des délais
pour la mise en œuvre une autre stratégie a été choisie.
Les DDASS ont été sollicitées pour connaître le
nombre de projets PIF pour 2004 dans leurs départements. Deux cent cinquante
projets potentiels sont remontés, certains étaient chiffrés,
d’autres non. Dans ces cas la DGAS s’est basée sur une subvention de
5000 € par structure. Les départements se sont vus déléguer
ce qu’ils avaient demandé.
M. de LEGGE
précise qu’un premier bilan a été fait
sur les 14 sites expérimentaux. Fin 2005
un bilan sera fait sur les structures labellisées
dans chaque département, en 2004. Ce bilan
se fera à partir des données qui
remonteront à la DIF de chaque département,
le dispositif sera ainsi apprécié et
des ajustements pourront se faire.
Sur la question
de la proximité, Laure NELIAZ, de la DGAS,
répond : la proximité est aussi
un souhait en zone urbaine. Pour mémoire
elle cite le Val de Marne qui s’est interrogé sur
cette question dans la couverture du département
en PIF. De même un grand nombre de départements
ont souhaité mener un travail de diagnostic
sur leur territoire afin de mieux connaître
les besoins des familles et d’intervenir en fonction
de ceux-ci.
Un participant
se demande comment évaluer le partenariat,
mais aussi le profil des familles qui viennent
dans un Point Info Famille alors que l’accueil
y est anonyme.
M. de LEGGE souligne que l'anonymat et l'enquête de profil de population
ne sont en effet pas compatibles. Mais ce qu’il s’agit de connaître ce
sont les réponses apportées au regard des questions posées.
Afin de cerner les attentes des familles. L’intéressant c’est ce qui
reste sans réponse.
M. COLOMBANI,
délégué de la fédération
nationale des centres sociaux et socioculturels,
souligne que les REAAP ont une pratique de diagnostic
qui leur permet de s’assurer de la répartition
de l’offre par rapport aux besoins et à la
diversité des milieux sociaux. Le projet
social des mouvements et structures associatives
s’inscrit dans cette pratique et peut faire « boule
de neige », créer des liens, pour
une mise en mouvement des structures dans les
dispositifs d’état plus sociétale
que technicienne.
M. FRAYSSE,
le représentant de la DIV demande ce qu’il
en est de l’implantation des PIF dans les Zones
Urbaines Sensibles (ZUS). Est-ce un objectif
prioritaire ou pas ?
Michèle LE GAUYER-ROSSI précise qu’il s’agit d’un dispositif
qui s’adresse à toutes les familles, dans un esprit de proximité,
sans objectif prioritaire pour tel ou tel quartier. A ce titre les ZUS sont
concernées.
Intégration
de l’UNCCAS dans le comité de pilotage
national des REAAP
Le suivi du
dispositif Point Info Famille est confié au
comité de pilotage national des REAAP.
L’UNCCAS, qui a participé activement au groupe de travail sur les Point
Info famille suite à la Conférence de la Famille 2003, ne se
trouve pas associée au suivi du dispositif, n’étant pas membre
du comité de pilotage national des REAAP. Il est proposé au comité d’intégrer
l’UNCCAS. L’ensemble du comité de pilotage des Réseaux d’Ecoute,
d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP ) est d’accord sur cette proposition.
Questions
diverses
Mme BOUVET,
de la DESCO, s’interroge à propos de la
nouvelle loi sur le divorce de janvier 2005 et
de la création du diplôme de médiateur
familial, sur la place, dans les actions des
Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement
des Parents (REAAP) des demandes de médiation
familiale. Est-il prévu d’anticiper une
réflexion sur la montée en charge
des demandes de médiation familiale dans
les Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement
des Parents (REAAP ) ?
M. de LEGGE,
intervient sur deux aspects de la question :
la médiation familiale, de quoi parle-t-on
exactement, est-elle limitée aux seuls
aspects du divorce ? Le coût de la médiation
familiale, qui le prend en charge ?
La médiation familiale peut exister en dehors du cadre de la réforme
du divorce. Elle peut s’inscrire dans un processus d’accompagnement des familles.
Ces différentes approches peuvent donner une indication quant aux financeurs
potentiels.
Mme BOUVET, de la DESCO, rappelle que dans le cadre de la réforme du
divorce, la médiation familiale se situe au regard de l’enfant. Il s’agit
de ne pas rompre la communication, par rapport à l’enfant, entre les
parents. Une participation des familles, fonction du quotient familial est
prévue. Mais également une prise en charge collective.
M. LACHESNAIE,
de la CCMSA, dit que la MSA a été sollicitée
pour participer au programme pluriannuel du gouvernement
pour la médiation familiale en direction
des familles. La MSA partage l’analyse de la
CNAF et souhaite que les familles aient accès à la
médiation familiale quand le juge le demande
mais aussi lorsqu’elles le souhaitent, dans un
cadre, volontaire. Les Réseaux d’Ecoute,
d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP
) ont une mission d’information vis à vis
des familles, y compris sur la médiation
familiale. Il fait remarquer que dans le monde
rural il y a des difficultés de faire
connaître ce service aux familles.
M. BEDON, pour
la CNAF, rappelle les conclusions du groupe de
travail présidé par Mme Monique
SASSIER, de l’UNAF. La CNAF a proposé plusieurs
scénarios d’une prestation de service
en fonction des quotients familiaux des familles.
C’est une question qui s’intègre dans
la négociation de la Convention d’Objectif
et de Gestion(COG) entre la CNAF et l’Etat, qui
est actuellement en cours de renégociation.
Mme MAGGIANI,
pour l’UNAF, invite les membres du comité de
pilotage des Réseaux d’Ecoute, d’Appui
et d’Accompagnement des Parents (REAAP) à prendre
connaissance des travaux du Conseil National
de la Médiation Familiale. Sur le point
du « prescripteur » de la médiation,
l’idéal est bien sûr que les familles
cherchent à régler les conflits
en amont, dans une démarche volontaire.
Mme OSMAN, pour
la FNARS, souhaite revenir sur la question des
familles en difficultés, leur prise en
compte dans les dispositifs, en lien avec la
Conférence de la Famille 2005. Elle se
questionne sur les articulations possibles, les évolutions
des dispositifs dont le comité de pilotage
assure le suivi, en direction des familles les
plus en difficulté. Comment rester à l’écoute
? Comment les Réseaux d’Ecoute, d’Appui
et d’Accompagnement des Parents (REAAP) peuvent-ils
alimenter cette attention, tout en s’adressant à l’ensemble
des familles ? Dans le dispositif des Point Info
Famille, parmi les familles qui y viennent chercher
des informations, certaines ne risquent-elles
pas d’être exclues ?
M. de LEGGE,
revient sur la médiation familiale, dans
une situation d’injonction comment la médiation
peut-elle s’engager ? Il y a nécessité alors
de susciter le volontariat. Le prescripteur de
la médiation engage la question du financeur
de cette médiation. Il propose alors de
mettre à l’ordre du jour d’un prochain
comité de pilotage national des Réseaux
d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents
(REAAP ) une réflexion et un échange
sur la médiation familiale.
Concernant les
familles en difficulté, la précarité,
la Conférence de la Famille 2005 et les
Point Info Famille et les familles en difficulté,
le Délégué interministériel à la
famille rappelle que les Point Info famille s’adressent à l’ensemble
des familles, y compris les familles en difficulté,
en situation de précarité, mais
pas seulement à ces familles. Il invite également à élargir
le débat aux familles qui sortent peu
ou pas de chez elles.
La Conférence de la Famille 2005, est l’expression de deux préoccupations
différentes : la démographie, c’était un souhait du Président
de la République ; les familles en difficulté, économique
et/ou sociale. Des arbitrages vont intervenir sur le choix définitif
des sujets.
M. FRAYSSE, représentant de la DIV informe que la Délégation
Interministérielle à la Ville travaille actuellement sur la mise
en place des équipes de réussite éducative, dans le cadre
du Plan de Cohésion Sociale de M.BORLOO. Il s’agit de lieux de repérage
des enfants en difficulté, de soutien tout au long de leur parcours,
qui s’appuient sur l’existant. Il nous donnera des éléments sur
l’avancement de la démarche lors d’un prochain comité de pilotage.
M. LACHESNAIE,
pour la MSA, dit que son organisme est preneur
d’un travail sur les Réseaux d’Ecoute,
d’Appui et d’Accompagnement des Parents (REAAP)
et les territoires ruraux.
Après ces interventions le Délégué remercie les
membres du comité de pilotage national de leur présence et de
leur participation et clôt la séance.
Annexe 1 au compte rendu
Liste des présents
Comité de pilotage national
des Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents
du 10 novembre 2004.