Compte-rendu
de l'atelier "Etre et devenir parents" animé par Anne Bacus lors des trois journées départementales
2003.
Accueillir
un enfant est le plus souvent une grande joie
mêlée d'inquiétudes. Il semble
bien que, malgré les informations nombreuses
et les soutiens de toutes sortes, il n'ait jamais été aussi
difficile d'élever un enfant. L'absence
de repères se fait durement sentir.
Avant la naissance, on se demande si on saura
s'occuper de ce petit bébé tout
neuf. Saura-t-on trouver le temps de se rendre suffisamment disponible? Aura-t-on
assez d'amour, assez de patience, assez d'organisation aussi? Car, bien sûr,
tout au long de la vie de l'enfant, il s'agit d'être (ou de tendre à être),
une maman parfaite (un papa parfait). C'est à dire une maman souriante
et détendue, qui ne s'énerve jamais, qui dialogue, qui prend son
temps, qui ne stresse pas. Mais sans oublier pour autant d'être une bonne
professionnelle, une épouse attentive, une maîtresse de maison accueillante…
La barre est placée si haute que le résultat est prévisible:
recalée… La maman a haussé le ton, a donné une tape. Elle
doit en payer le prix fort en terme de culpabilité. Et si elle avait gâché son
enfant? Et s'il en était gravement traumatisé?
On dit qu'il faut savoir dire non, mais comment se faire écouter? On qu'il
faut être ferme, mais comment ne pas se laisser décourager quand
la bagarre reprend jour après jour? On dit qu'il faut aussi se détendre,
savoir prendre du temps pour soi, mais quand, au juste?
Les questions des parents étaient des questions de tous les jours, des
questions de tous les parents, mais qu'il était bon de poser. Chacun sait
que, lorsqu'on est trop près d'un problème, on n'en voit plus la
solution. Parler ensemble permet de mieux voir et de se rassurer. L'échange
est fructueux.
Les parents présents, comme tous les parents, n'avaient qu'un but: faire
le bonheur de leurs enfants. Tout en craignant de ne pas savoir s'y prendre. Nos échanges ont permis à chacun de repartir plus léger
et plus confiant.